Avant de devenir un lieu rassembleur et essentiel pour la communauté, le Centre Pauline-Charron porte d’abord l’héritage d’une femme exceptionnelle. Pionnière, bâtisseuse et profondément engagée envers la francophonie et le mieux-être des aînés, Pauline Charron a marqué l’histoire de Vanier par son dévouement et sa vision humaine. Nous vous invitons à découvrir son parcours inspirant, depuis ses premiers engagements communautaires jusqu’à la fondation des initiatives qui ont mené à la création du Centre qui porte aujourd’hui son nom — un lieu fidèle à ses valeurs de solidarité, de respect et d’action collective.
Article tiré du journal leDroit.
Pauline Charron, grande francophone d’Eastview
Par Paul_Gaboury
6 août 2018
Mis à jour le 6 février 2023

(Étienne Ranger, Le Droit/Étienne Ranger, Le Droit)
NOTRE HISTOIRE / Chaque semaine, Le Droit vous fait découvrir un personnage qui se cache derrière le nom d’une rue, d’un parc, d’une école ou d’un édifice, l’appellation d’une ville ou d’une institution d’ici, de façon à découvrir l’histoire de la région.
Aujourd’hui : Pauline Charron.
Gisèle Lalonde, qui a marqué l’histoire de la communauté francophone de l’Ontario à sa manière, avait tenu, alors qu’elle était mairesse de Vanier, il y a déjà plus de trente ans, à nommer une rue pour reconnaître l’immense contribution de Pauline Charron, une autre femme francophone remarquable qui a fait sa marque comme animatrice et commerçante de cette ville francophone, aujourd’hui secteur de la ville d’Ottawa.
Pauline Charron, née Lefebvre, a vu le jour à Orléans le 25 septembre 1920. Elle était la quatorzième d’une famille de 17 enfants.
Son père n’avait que 44 ans lorsqu’il est décédé. C’est donc très jeune qu’elle a dû prêter main-forte à sa mère, selon les archives fournies par la famille Charron.
Avec la JOC
Alors qu’elle était membre du mouvement de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), elle s’est d’abord impliquée en faisant du travail social avec les Équipières sociales, une communauté laïque d’Ottawa.
Épouse de Jean-Louis Charron et mère de deux garçons, Mario et Jean-Marc, elle a été résidente d’Eastview (renommée Vanier en 1967) de 1954 à 1979, où elle a dirigé un petit commerce de vêtements pour bébés, « Chez Joanne », tout en s’occupant des personnes âgées.
En 1963, avec l’aide de quelques amies, elle a fondé le Club 60 destiné à améliorer les services en français pour les personnes du troisième âge, en leur offrant des activités culturelles et sociales et pour se maintenir en forme.
C’est d’ailleurs pour souligner son engagement et son travail que la ville d’Eastview lui a décerné le Prix de citoyenne de l’année en 1963.
Cette même année, Pauline Charron s’implique encore davantage et organise le premier Salon du commerce à Eastview. Elle réussit par la même occasion à faire désigner « zone commerciale » le tronçon de la rue entre les rues Beechwood et Genest.
Plus tard, en 1974, une plaque commémorative portant son nom est installée lors de l’inauguration du Centre d’accueil des aînés de la rue Savard, à Vanier. Mme Charron poursuit son implication en consacrant ses énergies à des projets pour venir en aide aux personnes handicapées de l’Est ontarien.
En 1976, elle est nommée Citoyenne méritante lors du Gala sportif Julien-Daoust. C’est ensuite au tour de l’ACFO d’Ottawa de l’honorer pour services rendus à la francophonie ontarienne.
Pauline Charron a été conférencière invitée à plusieurs réunions et colloques sur le troisième âge, en Ontario.
Elle est devenue conseillère pour la formation de clubs sociaux francophones de 1974 à 1978.
Elle est d’ailleurs l’une des fondatrices de la Fédération des aînés francophones de l’Ontario, en 1977.
Mme Charron est décédée à Vanier le 30 mars 1979, à l’âge de 59 ans.
En plus d’une rue et d’un centre de jour pour aînés francophones, une fondation porte désormais son nom.
Biographie officielle de Pauline Charron, animatrice et commerçante
Pauline Charron, née Lefebvre, est née à Orléans (Ontario) le 25 septembre 1920. Elle est la 14e enfant d’une famille de dix-sept. Son père étant décédé à 44 ans, elle doit très tôt prêter main-forte à sa mère pour subvenir aux besoins de sa famille.
Membre du mouvement de la Jeunesse Étudiante Ouvrière (JOC), Pauline Charron s’est d’abord dévouée en faisant du travail social avec les Équipières sociales, une communauté laïque d’Ottawa.
Cette mère de famille, épouse de Jean-Louis Charron et résidente d’Eastview (Vanier) de 1954 à 1979, dirige « Chez Joanne », un petit commerce de vêtements pour bébés tout en s’occupant des personnes âgées. La Ville d’Eastview, renommée Vanier en 1967, et voulant organiser les loisirs des personnes âgées, a fait appel à ses services.
En 1963, avec la collaboration de quelques amies, Pauline Charron fonde le Club « 60 » pour améliorer les services en français offerts aux personnes du troisième âge, leur permettant ainsi de se maintenir en forme et de participer à des activités sociales et culturelles. Pour souligner ses efforts, la Ville d’Eastview proclame Pauline Charron « Citoyenne de l’année » en 1963.
La même année, celle-ci organise le premier Salon du commerce à Eastview, et par la même occasion elle réussit à faire désigner le tronçon de rue entre les rues Beechwood et Genest zone commerciale.
En 1974, une plaque commémorative portant son nom inaugure le centre d’accueil des aînés de la rue Savard, à Vanier. La même année, Pauline Charron travaille à quelques projets afin de venir en aide aux personnes handicapées de l’Est ontarien.
En 1976, lors du gala sportif Julien-Daoust, Pauline Charron est nommée « citoyenne méritante », puis l’ACFO d’Ottawa la décore pour « services rendus à la francophonie ontarienne ».
Conférencière invitée à plusieurs réunions et colloques sur le troisième âge en Ontario, elle devient conseillère pour la formation de clubs sociaux francophones (1974-1978). Elle est par ailleurs l’une des fondatrices de la Fédération des aînés francophones de l’Ontario, en 1977.
Mère de deux fils (Mario et Jean-Marc), Pauline Charron meurt à Ottawa (Vanier) le 30 mars 1979 à l’âge de 59 ans. Un centre de jour pour aînés francophones, une fondation et une rue de la ville d’Ottawa (secteur Vanier) portent son nom.














