Événements – général

Parlons-en…des croyances – 1er décembre 2021 – 10 h

Atelier 5 de la série Parlons diversité

Activité gratuite – Inscription obligatoire à la Billetterie au www.lecpc.ca
Zoom ou en présentiel (selon les limites permises)

Les religions ont souvent été au cœur de nombreuses tensions au Canada et dans le monde, pourtant toutes les religions prônent en réalité l’amour et la paix. Aujourd’hui, notre communauté accueille des habitants de toutes confessions, Chrétienne, Musulmane, Hindoue, Sikhs, Bouddhiste, juives, etc. Cet atelier propose une introduction sur les religions du monde qui coexistent au Canada et à Vanier ainsi qu’une conversation sur le dialogue inter-religieux.

Invité.e.s :

Houssaina Addou

Houssaina est originaire du Niger (en Afrique de l’ouest). Elle a fait ses études primaires et secondaires à Niamey (capitale du Niger). Et ses études universitaires au Burkina Faso (pays frontalier au Niger).  Actuellement elle a un BAC en administration des affaires. Elle est arrivée au Canada en septembre 2012.  Depuis son arrivé, elle a travaillés dans plusieurs postes :

1. Agente de santé et sécurité au travail à Montfort Renaissance Inc. De septembre 2012 – Juin 2013

2. Gestionnaire des services administratifs au Centre Pauline-Charron : décembre 2014 – décembre 2018

3. Adjointe administrative au Service Partagés Canada : décembre 2018 – octobre 2021

4. Agente de projet à l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments : novembre 2021 à présent.

 

Monia Mazigh

Monia Mazigh est auteure et universitaire canadienne originaire de la Tunisie. Elle parle couramment l’arabe, le français et l’anglais et est titulaire d’un doctorat en finance de l’Université McGill. Elle a travaillé à l’Université d’Ottawa et a enseigné la finance à l’Université Thompson Rivers à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Monia Mazigh a été catapultée sur la scène publique en 2002 lorsque son mari Maher Arar a été déporté en Syrie où il a été torturé et détenu sans inculpation pendant plus d’un an. Pendant ce temps, elle a vigoureusement fait campagne pour la libération de son mari et s’est ensuite battue pour rétablir sa réputation et a demandé des réparations. En janvier 2007, après une longue enquête publique, son mari a finalement reçu des excuses officielles du gouvernement canadien.

Monia Mazigh est l’auteur d’un livre intitulé “Les larmes emprisonnées” qui documente son calvaire après l’arrestation de son mari et comment elle a fait campagne pour blanchir son nom. Il a été publié en 2008.

En 2011, le Dr Monia Mazigh a publié un roman, “Miroirs et mirages“. Histoires de quatre femmes musulmanes vivant au Canada. Miroirs et mirages a été finaliste pour le prestigieux prix Trillium de l’Ontario, pour le Prix du livre d’Ottawa et pour le prix du Salon du Livre de Toronto.

Monia Mazigh a écrit un deuxième roman sur les événements du printemps arabe, “Du pain et du jasmin” finaliste au prix Champlain.

Son quatrième livre, “Farida“, a reçu le Prix du livre d’Ottawa en 2021.

Monia Mazigh est professeur et chercheure adjointe au département d’anglais et de littérature à l’Université Carleton. Elle travaille actuellement sur une collection d’essais sur l’islamophobie genrée.

 

 

Parlons-en…de la mosaïque culturelle (autochtones) – 26 novembre 2021 – 10 h

Atelier 4 de la série Parlons diversité

Activité gratuite – Inscription obligatoire à la Billetterie au www.lecpc.ca
Zoom ou en présentiel (selon les limites permises)

 

La région d’Ottawa est un vaste territoire dont Vanier est le berceau d’une grande population autochtone dynamique. Mais qu’est-ce que cela signifie aujourd’hui dans le processus de Vérité et de réconciliation ? Cet atelier vous plongera au cœur de l’histoire, des traditions, et de la vie des peuples algonquins, qui sont les gardiens de cette terre et de ses écosystèmes depuis des temps immémoriaux.

Invité.e.s :

Jean-Guy Whiteduck, ancien Chef de Kitigan Zibi

Jean Guy Whiteduck est né et a grandi à Kitigan Zibi Anishinabeg. Jean Guy a été immergé dans la culture algonquine et dans la communauté Kitigan Zibi toute sa vie. Au cours de sa carrière, Jean Guy a débuté comme pilote de formation alors qu’il travaillait dans l’industrie de l’aviation avant d’entrer dans le monde de la politique des Premières Nations. M. Whiteduck a été chef de Kitigan Zibi pendant 33 ans et il a également travaillé comme administrateur au sein de Kitigan Zibi pendant plusieurs années.

Jean Guy est père et grand-père et a une famille nombreuse à Kitigan Zibi. M. Jean Guy Whiteduck est un leader très respecté au sein de la nation anishinabe algonquine.

Hélène Cayer, Résidente d’Ottawa-Vanier et amie de la Ville d’Ottawa et de Vanier.

 

Parlons-en…des races et ethnies – 17 novembre 2021 – 10 h

Atelier 3 de la série Parlons diversité

Activité gratuite – Inscription obligatoire à la Billetterie au www.lecpc.ca
Zoom ou en présentiel (selon les limites permises)

Cet atelier explore des cultures qui animent notre communauté et le Canada. Depuis des décennies, le Canada, un des rares pays dont la multiculturalité est une valeur, est une terre d’accueil et d’immigration depuis des siècles. Les immigrants viennent au Canada pour diverses raisons. Immigrants économiques, étudiants internationaux, réfugiés tous aspirent à un avenir meilleur fuyant parfois des évènements horrifiants (ex. la guerre), des sociétés en difficultés économiques et politiques. Cet atelier nous plongera dans la vie quotidienne d’immigrants qui s’établissent dans notre communauté, mais aussi de leurs enfants nés au Canada.

Invité.e.s :

Khaled Kchouk
Khaled est un résident d’Ottawa d’origine Turque qui parlera de la diversité « Diversité 101 ». Il détient une maîtrise en criminologie et un baccalauréat spécialisé en psychologie approfondie de l’Université d’Ottawa. Ses intérêts et ses expériences en recherche sont orientés dans le domaine du racisme systémique. Depuis plus de 4 ans Khaled œuvre auprès d’organismes spécialisés en santé mentale et en santé des populations queer. Il est, entre autres, le président de l’organisme FrancoQueer et est chargé des communications à Max Ottawa.’

 

 

Gwen Madiba – Equal Chance
Gwen Madiba est une porte-parole internationale, un défendeur des femmes et des enfants et une designer qui a dédié sa vie à autonomiser les femmes, les enfants et les jeunes au Canada et à l’étranger. Elle est la fondatrice de la Fondation Equal Chance, le Gala pour l’histoire des noirs au Canada et le Festival Afro World à Ottawa, célébrant les cultures africaines et offrant une opportunité aux artistiques, artisans noirs et les designers noirs. Entre 2014 jusqu’à 2016, elle était la représentante officielle de la famille de l’honorable Nelson Mandela en Amérique du Nord et a occupé le poste d’Ambassadrice de l’héritage de Nelson Mandela en Amérique du Nord. En 2010 et 2019, elle a été incluse dans la liste des femmes les plus puissantes du réseau des femmes exécutives au Canada, en 2019, elle a reçu l’ordre d’Ottawa de la Ville d’Ottawa et en 2020, elle a reçu le prix des bâtisseurs de la communauté / Héro COVID-19 de Centraide Ottawa.

 

Gérard Sylvestre
Professeur à la retraite; originaire d’Haïti, a vécu au Canada près de 50 ans; détient des diplômes en sciences sociales, en éducation et en communication; a travaillé plus de 20 ans au sein des conseils scolaires francophones d’Ottawa.

 

Carline Zamar – MOFIF
Carline Zamar est la directrice générale du Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones (MOFIF). Carline Zamar amène dans tout ce qu’elle entreprend, sa passion, sa connaissance des vécues des femmes immigrantes et réfugiées et ses nombreuses années d’expérience en développement communautaire. Elle a été gestionnaire des programmes à Oasis Centre des femmes, présidente de l’ACFO-Toronto et a reçu le prix de la Francophonie du Collège Boréal en 2015. Au service de la communauté comme directrice générale du MOFIF, Carline utilise tous ses talents pour continuer à pousser la cause des femmes.

 

Parlons-en…des genres et orientations sexuelles – 12 novembre 2021 – 10 h

Atelier 2 de la série Parlons diversité

Activité gratuite – Inscription obligatoire à la Billetterie au www.lecpc.ca
Zoom ou en présentiel (selon les limites permises)

Cet atelier permettra d’abord aux personnes participantes de mieux comprendre la réalité, l’histoire et le vécu quotidien des aîné.e.s LGBTQ2+, dont certains sont membres du Centre Pauline-Charron. Dans un deuxième temps, on expliquera l’impact de cette réalité sur la communauté LGBTQ2+ minoritaires et pour la plupart invisible, et sur les organisations de services aux personnes aînées telles que le CPC. Enfin, l’atelier présentera des stratégies pour mieux côtoyer et servir ces aîné.e.s, de façon individuelle et comme organisation. L’atelier sera offert à la fois en présentiel et en mode virtuel, dans un espace éducatif sécuritaire, accueillant et respectueux, ouvert aux questions des personnes participantes.

 

Nos animateurs pour cet atelier seront :

Johanne Leroux
Native d’Alexandria en Ontario, Johanne s’établit à Ottawa, secteur Vanier. Enseignante de musique, coordonnatrice du Centre d’excellence artistique de l’Ontario et conseillère pédagogique en construction identitaire, madame Leroux se voit décerner en 2004 le Prix de la Fédération des enseignants de l’Ontario, catégorie Enseignante francophone. L’Association des communautés francophones d’Ottawa lui remet en 2009 le Laurier de l’intervenante en éducation de l’année et en 2019 le Laurier Claudette-Boyer à titre de citoyenne de l’année. En 2020, Johanne Leroux fut reconnue comme Femme remarquable d’Ottawa pour son dévouement communautaire.

À la retraite depuis 2015, Madame Leroux continue à s’impliquer au sein de la francophonie. Après avoir complété un mandat de 4 ans à titre de présidente élue du Comité consultatif sur les services en français de la Ville d’Ottawa, elle cède son poste pour s’impliquer plus étroitement dans le secteur Vanier où elle réside. Elle est présidente du Comité de la francophonie de l’Association communautaire de Vanier et membre depuis sa création en février 2018, et fut élue secrétaire de l’Association en mai 2019. Le 25 septembre depuis plusieurs années, Johanne anime les festivités du Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes au Carré de la Francophonie de Vanier. Madame Leroux fut membre du comité organisateur et a animé deux éditions du Salon du livre afro-canadien. Enfin, au sein du Réseau fierté des aîné.e.s d’Ottawa, Johanne offre bénévolement des ateliers de formation en français pour les institutions, proches-aidant.e.s, bénévoles et préposé.e.s qui œuvrent auprès d’aînés LGBTQ.

 

Caroll Lesage
Caroll a travaillé comme bénévole pour un organisme de soutien à la communauté LGBT en tant que facilitateur pour un groupe de rencontre de pères gais. Il fait maintenant partie du comité de formation du Réseau Fierté des Aîné.e.s d’Ottawa.

Avant sa retraite, Caroll a travaillé au sein de la Fonction publique fédérale pendant une trentaine d’années où il a assumé des postes de direction en gestion des ressources humaines dans différents ministères. Il a également été directeur des Opérations à Élections Canada pendant une dizaine d’années. À ce titre, il a participé à plusieurs affectations internationales où il a été chef de mission de délégations canadiennes dont le but était l’aide à la mise sur pied d’organisations électorales non-partisanes dans des pays où le système démocratique était en voie de développement.

 

Parlons-en…des capacités physiques et intellectuelles – 27 octobre 2021 – 10 h

Atelier 1 de la série Parlons diversité

Activité gratuite – Inscription obligatoire à la Billetterie au www.lecpc.ca
Zoom ou en présentiel (selon les limites permises)

Cet atelier nous plonge au cœur de la vie des francophones qui vivent avec des déficiences physiques et intellectuelles. Des adultes, qui malgré les barrières quotidiennes s’épanouissent grâce à des gens dévoués et des programmes francophones qui offrent à ses personnes et à leur famille un soutien nécessaire et indispensable. Dans cet atelier, nous démystifierons les préjugés qui entourent ces personnes, dont la déficience est un état et non une maladie, et explorerons les pistes de solutions afin qu’elles soient mieux intégrées dans notre communauté.

Nos panélistes pour cet atelier seront :

Jacynthe Clément est superviseure du service de soutien aux adultes à l’Association pour l’intégration sociale d’Ottawa (AISO). Elle cumule 35 années d’expérience dans le domaine de la déficience intellectuelle et est professeure contractuelle au collège La Cité.  Madame Clément parlera de la déficience intellectuelle chez les adultes, un état et non une maladie, qui a impact potentiel sur les proches notamment les parents et la famille. Madame Clément évoquera donc le soutien que ces personnes reçoivent à Ottawa, notamment grâce aux services offerts par l’Association pour l’intégration sociale d’Ottawa (AISO). L’AISO est la seule organisation à offrir des services en français à travers la province.

Éric Parent est coordonnateur du programme « Le p’tit bonheur » qui s’adresse aux personnes avec un handicap intellectuel de 21 ans et plus. Il nous expliquera comment les activités sportives (basket – hockey – badminton), d’arts visuels et de danse favorisent l’épanouissement et l’expression des adultes ayant une déficience intellectuelle.

Mouna Saim-Al-Dahr est présidente de la Coalition des familles francophones d’Ottawa (CFFO) qui regroupe des familles de personnes avec déficience intellectuelle ou handicap de développement. Elle est mère de trois enfants dont le premier a le Syndrome de Down. Il a 34 ans et vit à la maison.

Madame Saim-Al-Dahr est aussi la fondatrice de la CFFO. Elle s’est impliquée pendant 15 ans au comité consultatif de l’enfance en difficulté du Conseil scolaire catholique du Centre-Est avant de créer la Coalition, il y a maintenant 12 ans. Tous les parents engagés au sein de la coalition sont des bénévoles. La CFFO travaille sur quatre volets afin d’améliorer la vie de nos jeunes, de nous regrouper et créer un réseau d’amitié entre les jeunes et entre les parents : l’éducation, l’emploi, le logement et les activités sociales.

 

 

Parlons diversité au Centre Pauline-Charron

Depuis plus de cinq décennies, le Centre Pauline-Charron arbore fièrement ses couleurs francophones auprès des personnes aînées de la communauté vaniéroise et ses environs en conférant une place prépondérante à la langue et culture de ses membres. Au fil des ans, le tissu social et le caractère démographique de nos collectivités se sont transformés soit par l’addition de nouveaux citoyens ou par la reconnaissance accrue des droits revendiqués par des groupes traditionnellement exclus du courant dominant de notre population.

Le Centre Pauline-Charron se veut un organisme représentatif de cette société diverse, pluraliste et inclusive en mettant sur pied un processus visant à valoriser et engager les personnes aînées qui font partie intégrante de notre grande famille francophone. Notre vision de diversité et d’équité inclut tout particulièrement les Autochtones, les personnes en situation de handicap, les communautés ethnoculturelles et racisées, membres 2ELGBTQQIA. Notre objectif principal est de promouvoir la diversité en amorçant un dialogue menant à une meilleure compréhension entre groupes et individus, en favorisant le respect des différences, le partage de points communs et l’appréciation des contributions apportées à l’ensemble de la société.

Comme premier volet à cette initiative, le Centre Pauline-Charron offrira une série de cinq ateliers portant sur des thématiques touchant divers aspects, enjeux, pratiques, expériences (bonnes ou mauvaises), défis, obstacles etc. qui caractérisent le vécu des personnes issues de la diversité. Ce projet Parlons diversité se veut un forum de discussion entre personnes présentatrices et personnes participantes.  Les activités se tiendront comme indiqué dans l’encadré                                              

Nous invitons toute personne intéressée à participer à l’un ou l’autre de ces ateliers offerts gratuitement par Zoom ou en présentiel à s’inscrire en ligne au www.lecpc.ca (cliquez sur billetterie), par courriel à programmation@lecpc.ca ou en téléphonant au 613-741-0562. Cette initiative est possible grâce à l’appui financier d’Ottawa Bilingue.

 

Célébrons la journée nationale des personnes aînées au CPC le 1er octobre 2021

Le 1er octobre, le Centre Pauline-Charron célèbrera la Journée nationale et internationale des personnes aînées. Ce sera là l’occasion de souligner les précieuses contributions des personnes aînées dans nos résidences, nos communautés et nos lieux de travail. Venez écouter nos invités spéciaux qui auront des messages pertinents à nous transmettre, entre autre, madame Bénédicte Schoepflin, directrice générale du Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés (RCPMTA/CNPEA), qui nous parlera d’un nouveau projet de recherche active et de la mise en œuvre d’une Table ronde francophone pancanadienne en lien avec le projet.

Inscription obligatoire! Participez via ZOOM ou en présentiel (selon les limites permises).

En plus à cette occasion nous célébrerons le 1er anniversaire de la Cuisine TradPlus.

 

 

Café-causerie avec Dyane Adam : notes de la présentation par Denise Lemire

NOTES DE LA PRÉSENTATION ET DISCUSSION

Rédaction par Denise Lemire, Membre du Centre-Pauline-Charron

  • Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français
  • Animation par Madeleine Meilleur, directrice générale par intérim du Muséoparc Vanier
  • Mot de bienvenue et présentation de Dyane Adam par Madeleine Meilleur

Présentation de Dyane Adam

Depuis presque 50 ans, la communauté revendique l’université francophone; il y a eu beaucoup de revendications surtout dans le nord de l’Ontario. Depuis quelques années, la population francophone augmente dans la région de Toronto. Il faut maintenir et renforcer le continuum de l’éducation en Ontario français. Il y a maturité de la communauté francophone. Il faut favoriser le développement social de la francophonie ontarienne.

Dyane Adam précise qu’elle a vécu dans toutes les régions de la province et elle s’est aperçue que la réalité de chaque région est très diversifiée; chaque milieu a ses spécificités. Dans le sud de l’Ontario, il y a 13 universités de langue anglaise. Plus d’un tiers des francophones de l’Ontario vivent dans le sud de la province, mais on a seulement 3 % des cours universitaires en langue française. Donc les francophones vont dans les universités de langue anglaise. On perd les francophones. Si on continue, la francophonie va rétrécir de beaucoup. On a besoin de l’université, on doit l’établir, on doit être en relation avec les autres parties de la province.

Dyane Adam siège au Conseil de la gouvernance depuis presque 5 ans; ce devait être un projet de six mois, et elle continue.

Selon Madeleine Meilleure, l’université francophone aidera à freiner l’assimilation. Elle donne l’exemple de Thunder Bay : les enseignants francophones ont fréquenté les programmes d’éducation en anglais et ils ne peuvent pas enseigner dans les écoles françaises; on a peu de spécialistes dans nos garderies, car il n’y a pas de formation en français comme spécialité. Elle pourrait donner encore plus d’exemples. Le nombre de francophones diminuent toujours. Il faut donc des institutions pour aider à contrer l’assimilation. Et ce n’est pas juste à Thunder Bay que ça se passe. Les gens bilingues sont recherchés, donc l’université francophone pourrait aider même au niveau économique.

Dyane Adam : Le Conseil de gouvernance a choisi Toronto parce qu’il y a un besoin énorme de gens bilingues, par exemple, les grosses compagnies, qui sont un pouvoir d’attraction important et intéressant. Il y a clairement un besoin. Il y a des étudiants francophones qui n’ont pas de débouchés en français. Les gens ne bougent pas, c’est-à dire que les étudiants ne déménageront pas à 200-300 km pour continuer leurs études quand ils sont entourés de multiples universités avec chacune leurs spécialisations.

C’est certain qu’il faut faire des ponts avec les autres universités, faire des collaborations. Cependant, les universités bilingues n’ont pas bien accueilli la mise sur pied de cette université francophone.  Nous visons un projet de modernisation de l’université. On n’a pas choisi l’éducation au niveau de la santé ou autres secteurs scientifiques, car cela aurait été trop coûteux. Nous croyons que l’apprentissage des sciences de l’humanité est la base, apprendre à penser, à analyser, à connaître des champs d’action différents, avoir une perspective globale et connaître les enjeux mondiaux.

Les étudiants doivent apprendre à connaître plusieurs enjeux qui les touchent : 1) la diversité, par exemple, l’immigration et tout ce que ça signifie; 2) l’environnement urbain (transport, écologie) (comment fonctionne la société), il faut qu’ils s’adaptent; 3) le numérique (comment ça influence notre milieu de travail, les liens familiaux); 4) l’économie (nous sommes à Toronto, la francophonie canadienne – c’est quoi?, la francophonie américaine).

Les anglophones de Toronto sont très favorables à la présence de l’université francophone, car ils reconnaissent qu’on en a besoin.

On a besoin de parler d’éducation dans notre propre communauté. Pourquoi les gens doivent-ils s’inscrire à l’université? Réponse : université de petite taille, apprentissage collaboratif, apprentissage en équipe, enseignement théorique, avoir des profs et des intervenants du terrain. On n’a pas l’ambition d’être une grande université, mais d’offrir un apprentissage unique, la possibilité d’étudier en français dans un contexte anglophone.

Selon Dyane Adam, il est difficile d’avoir des compétences en français si on étudie seulement en anglais. Il faut avoir des bulles francophones. Il faut développer une campagne de promotion et un discours. Il faut surtout garder les jeunes dans le continuum francophone le plus longtemps possible et l’université francophone va permettre ceci. L’université francophone offrira des micro programmes, par exemple, pour mettre à niveau les compétences des immigrants, un bac en éducation.

Madeleine Meilleur : qu’en est-il de la controverse sur le manque d’inscriptions d’étudiants prévus pour septembre 2021 (19 à 30 inscriptions)?

Réponse de Dyane Adam : L’université part de zéro. On a eu des retards : le financement est arrivé plus tard que prévu; les programmes ont été adoptés en octobre 2020 (ce qui été aussi plus tard que prévu) – c’est seulement en octobre que nous avons eu le droit de publiciser nos programmes. Ce n’est pas un échec; généralement cela prend deux ans avant de recruter les élèves de 11e et 12e années des écoles secondaires. C’est très irréaliste de dire que c’est un échec. Le site progresse même avec la COVID; la chaine d’approvisionnement a eu un peu de difficulté avec la période de la pandémie. Aujourd’hui, on a 63-67 inscriptions. Dans les universités, quand on part des nouveaux programmes, en moyenne, cela prend trois ans à combler un programme.

Madeleine Meilleur : Félicitations! Dans la tempête, ça réveille les gens, au moins cela vous met sur la plateforme publique (cela fait de la promotion).

Question d’une participante : Les déboires de l’Université Laurentienne me préoccupent – est-ce que tu crois que ça pourrait aider la nouvelle université?

Réponse de Dyane Adam : Je ne sais car je ne connais pas le type d’étudiants, leurs intérêts et besoins. Si l’Université Laurentienne ferme beaucoup de programmes, on pourrait penser davantage à l’enseignement virtuel, mais aussi offrir du sur place. On aimerait avoir une présence physique à Hearst. L’idée c’est de faire rayonner la nouvelle université francophone.

Commentaire de Diane Doré : Il faut engager la communauté. Les jeunes subissent une pression entre choisir l’école francophone ou l’école anglophone. Il faut que le parent soit convaincu. Les graines qu’on a semées, ça perdure. Il est important d’en parler à nos écoles élémentaires et secondaires.  Il faut encrer ce désir de continuer cette francophonie; il faut que les jeunes croient dans cette francophonie.

Dyane Adam présente l’idée future que l’université soit intégrée dans un carrefour de services, qui inclurait La Cité, l’Université de Hearst, les conseils scolaires, d’autres organismes communautaires, etc., afin de créer une synergie.

Question d’une participante : Je suis fascinée par le concept de l’université francophone. C’est un bon modèle pour les générations futures; est-ce que l’idée est basée sur quelque chose qui existait ou est-ce un nouveau modèle et est-ce un concept unique?

Réponse de Dyane Adam : Il y a des petites universités qui ont été créées mais le concept d’université francophone est vraiment basé sur des études sur la société contemporaine, sur la main d’œuvre qui est devenue plus adaptable, sur le caractère de la francophonie ontarienne. On voulait une institution complémentaire et non entrer en concurrence avec d’autres universités. On avait des paramètres tels que tout se passe présentement en milieu urbain, les francophones qui arrivent au Canada préfèrent les milieux urbains. Il y a donc une nécessité que les communautés arrivent au 21e siècle, se modernisent.

Dernière question d’une participante : Je suis déçue que l’université ne soit pas logée dans le nord de l’Ontario. Il est important de ne pas dupliquer les programmes. Ma question : les parents se demandent qu’est-ce que mon enfant va faire avec un bac de je ne sais pas quoi? Qu’est-ce qu’on leur répond?

Réponse de Dyane Adam : Les parents comprennent les bacs de santé qui forment des spécialistes, etc., les bacs en éducation qui forment des enseignants, etc. Nous, on vise le monde qui travaille dans les services tels que les banques, la finance. Ces milieux ont besoin de gens qui peuvent penser et analyser.

Mot final de Madeleine Meilleur : Il y a de l’éducation à faire. La société se transforme rapidement. On recherche des francophones surtout dans la région de Toronto, de la région du Niagara, par exemple il y a beaucoup de travailleurs qui viennent de la France qui voudront envoyer leurs enfants à cette université francophone. Un dossier à suivre.

Merci Dyane pour ta présence. Ce fut fort intéressant et apprécié.

 

Université d’Ottawa – atelier intergénérationnel – Sagesse numérique

12 et 19 février de 14 h à 15 h 30
Inscription gratuite. Un travail est demandé entre les deux ateliers.

Les inscriptions sont maintenant ouvertes pour le premier atelier intergénérationnel virtuel! Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur l’affiche çi-bas.

Cliquez ici pour vous inscrire.

Si vous avez des questions prière d’envoyer un courriel à 3Linitiative.uO@gmail.com.

Les places sont limitées – Premier arrivé, premier inscrit !

Une carte-cadeau PayPal de 25.00$ sera offerte à tous les participants de l’atelier.